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Parti au PSG après trois
saisons pleines à VA, Milan Bisevac, 27 ans,
retrouve ce soir son ancienne équipe. Des retrouvailles mais aussi une grosse pression l'attendent.
- Milan, êtes-vous heureux de revoir Valenciennes si vite ?
« Je suis content, je vais revoir mes amis. Mais il n'y aura pas de cadeaux, désolé. »
- Avez-vous conscience qu'il faudra prendre le ballon à Pujol et non pas le lui donner ?
« Oui ! Oui ! Je ne vais pas me tromper (rires). Pendant 90 minutes, je ne vais plus connaître personne. »
- Avec un seul point comme VA, la pression est-elle déjà là ?
« Oui. Il faut gagner. C'est un match très important pour nous. C'est un grand club, il n'y a que des bons joueurs. Tu gagnes, tu es champion du monde tu perds, ça chauffe. J'ai connu ça à l'Étoile Rouge de Belgrade. Je gère bien cette pression. Tu dois être fort dans ta tête. Se remettre sans cesse en question. Il y a de la concurrence. À Valenciennes, si je ne m'entraînais pas pendant deux ou trois jours, je savais que j'allais jouer. Là, ça n'est plus le cas. »
- Sentez-vous votre équipe monter en puissance ?
« Ça vient. On n'a pas bien démarré contre Lorient. Rennes c'était mieux. Differdange, même si ce n'était qu'une équipe amateur, ça a fait du bien. Ça a lancé la saison, je crois. Dans l'effectif, il y a encore des formes différentes. Pastore a besoin de temps, Sissoko et Menez aussi. Dans deux-trois semaines, on sera plus compétitifs. »
- Quel est votre objectif ?
« Je veux gagner, je veux des titres ! À Lens et Valenciennes, c'était compliqué, il faut être réaliste. Là, il y a tout pour réussir. Si on travaille bien, on y arrivera, j'en suis sûr. »
- Craignez-vous Valenciennes ?
« Je n'ai peur de personne, Valenciennes ou un autre. Mais j'ai du respect pour cette équipe. VA a de bons joueurs, ne lâche jamais. Ce ne sera pas facile. Je sais qu'au Parc, dans un super stade, les joueurs vont repousser leurs limites. »
- Que gardez-vous de VA ?
« Valenciennes, c'est pour la vie. Ça restera toujours, après la carrière, au chaud dans les souvenirs. C'est là-bas que j'ai progressé. J'y étais bien, les supporteurs, mes équipiers, c'était comme ma famille. »
R. G.